dimanche 2 juillet 2006

Le vent dans les cheveux

C'est le bruit du vent qui me réveille samedi matin alors que je dors paisiblement dans ma chambre au grenier. J'ouvre les yeux et souris. J'avais toujours rêvé avoir une chambre dans un grenier. Le toit incliné donne un caractère un peu féérique à ma chambre qui ressemble de plus en plus à une celle d'une poupée.
Je me lève tranquillement et m'enfarge dans une boîte à moitié pleine. Normalement, j'aurais parlé d'une boîte à moitié vide. Ça doit être l'air sain et frais d'ici qui me rend positive.
Je déjeune un peu, vous écris quelques mots en matinée et dois quitter pour aller chez Potvin-Bouchard. Vous comprendrez que le siège de toilette coussiné n'est pas tout à fait agencé avec mon rideau de douche.
Dès que je mets le pied dehors, je suis prise d'un froid immense.
On gèle. Il y a du vent comme j'ai rarement vu. Moi qui avais opté pour la jupe, je rentre à l'intérieur et prend le suit de Ski-doo laissé là par les anciens locataires.
Je vole jusqu'au magasin désiré.
Je trouve ce que je cherche.

Je dois affronter de nouveau ce vent et ce froid. Sur le chemin du retour, je croise un chien retenu à un poteau par sa laisse nouée. Malheureusement, ce chien mourra quelques minutes plus tard. Vous imaginez bien qu'avec tout ce vent, il avait tendance à s'envoler et il fût étranglé par sa laisse.
Sur le boulevard Saguenay, j'apperçois la maison dans laquelle je vis maintenant. Le toit s'est envolé. Je rentre à la course et monte à ma chambre, tente de mettre les quelques objets restants au rez de chaussée. Tout va bien. j'ai récupéré l'essentiel. Je n'ai pas le temps de régler ce problème de toit maintenant, l'ingénieur forestier qui me parraine doit m'attendre à la cantine où nous nous sommes donnés rendez-vous.

Dans la Jack-mobile, nous filons vers un terrain vague où nous pourrons rester autour d'un feu en bavardant de tout et de rien avec les gens qui nous y attendent.
Le feu est d'une importance capitale. À plus de 3 mètres de celui-ci, nous figeons dans le froid hivernal.
Nous restons ainsi quelques heures à rire et à manger.
Les loups hurlants nous indiquent qu'il est l'heure de rentrer.
Le chemin du retour est parsemé d'embûches.
Nous devons éviter plusieurs animaux sauvages mais la jack-mobile est solide.
Nous flottons sur un nuage de sorte que je m'endors.
Je me réveille quand un gentilhomme me dépose sur mon lit.
Le vent s'est calmé et ma chambre sans toit semble un endroit sécuritaire pour le moment.
Il fait moins froid.
Je regarde le plafond d'étoiles. C'est superbe. Je ne veux pas fermer les yeux. C'est ainsi que je m'endors les yeux ouverts en imaginant tout un monde vivant là haut.

Ce matin, les étoiles sont disparues et je me réveille les yeux un peu secs en me disant qu'éventuellement, il faudrait bien que je répare ce toit. Une grande vitre ferait très bien l'affaire. Je m'en chargerai cette semaine si je ne suispas trop occupée par la recherche d'un nouvel emploi.

1 commentaire:

la vosine cannibale a dit...

C'était doux ça Doudou, merci!