Je reviens tout juste de ma visite hebdomadaire sur Elevancolor, où j'ai vu ce clip de Miike Snow.
Je suis un peu en rogne contre les ivrognes qui étaient à mes côtés lors du show du groupe suédois le 22 septembre au Petit Campus. Tout au long de cette chanson, ils chantaient Sunday Bloody Sunday, et depuis, je ne peux penser à autre chose en entendant la chanson Silvia.
On devrait bloquer l'accès des salles de concerts aux gens saouls. Ça brise la magie, si minime soit-elle.
Que des auteurs et des cinéastes meurent, passe encore, mais mon bar préféré ? Celui ou j'ai fait/dit le plus de conneries ? Les belles surprises extravagantes de la programmation vont nous manquer. Des fois on est cons quand on boit, on brise des bouteilles, on crie à 3h30 heures du matin. Bonne chance à l'équipe pour la suite des choses. Lisez vous même cette triste nouvelle :
Le Zoobizarre doit temporairement fermer ses portes.
Le harcèlement constant par le service de police de Montréal, un voisinage de moins en moins tolérant et une économie précaire ont finalement eu raison de notre chère caverne. Le Zoobizarre n'est pas mort mais n'est pas fort. Nous sommes donc contraint d'annuler les activités du mois d'octobre.
Nous sommes présentement en réflexion en rapport à la suite des choses.
Entre temps, encouragez les petites salles de spectacles, allez voir des shows, consommez à leurs bars et manifestez haut et fort votre amour pour celles-ci afin d'assurer leur survie.
Lors de ma visite au Métropolis hier, j'ai failli mourir. J'arrive relativement tôt. Y avait encore assez peu de gens pour que je constate l'ajout d'un bar. Depuis quand y a un bar en plein milieu de la salle?
Puis assez tôt pour voir The Death Set, groupe vanté plus d'une fois par AMB et par ma soeur. Groupe que j'avais encore jamais vu. C'est assez violent, mais dans le bon sens. On sait pas trop où ça va, mais ça y va.
Je les adorais, mais à leur dernière minute sur la scène, tout s'est écroulé. Pourquoi est-ce tu craches sur la foule? POURQUOI?
Je reste bien en avant, parce que je vais tellement rarement voir des shows ces temps-ci que je veux en vivre un pour vrai. Je ne regrette pas. Même pas quand je me déplace de 2 mètres en 1 seconde parce la foule me transporte. Et Girl Talk n'est même pas encore sur scène. Il y a seulement 2 ou 3 mecs qui tapent bien la table sur laquelle se trouvera le laptop de Monsieur Talk.
Je ne regrette pas non plus quand une petite fille me renverse sa bière dessus. Ni quand je pile sur des chaussures sans propriétaires, ni quand je peux à peine respirer, coincée entre deux énervés, ni quand une fille saoule pleure à côté de moi parce que sa sacoche est quelque part sous les pieds. Et surtout pas quand je me retrouve drette devant la scène et que je peux prendre cette photo pour vous.
C'était de loin la foule la plus endiablée que j'ai vue de ma vie. Je vous assure. J'en ai vu des shows, là. Mais une foule comme ça, jamais. Un gars s'est zigné sur moi pendant un bon 2 minutes, et le pire, c'est qu'il ne s'en rendait même pas compte et ne pouvait pas faire autrement.
Puis bon, après une vingtaine de minutes, quand on a compris qu'on ne voulait pas tuer une adolescente couchée sous la foule en lui pilant dessus et qu'on a compris qu'on aimerait bien pouvoir se concentrer un peu sur ce qui se passait sur le stage et pas juste se demander si on allait nous-mêmes pouvoir s'en sortir vivants, on s'est reculés un peu.
Pour le rappel, garçons et filles retirent leur chandail et le fond tourner bien haut.
J'ai vraiment trouvé que c'était un bon show. L'ambiance était super. Oui, beaucoup d'enfants saouls et beaucoup de gens qui ne savent pas vivre. Mais c'est ben correct. Les gens aidaient les cendrillons qui perdaient les souliers de vair ou les appareils photo. Tout était parfait.
Mais aujourd'hui, au travail, les avis des gens questionnés étaient plutôt ternes.
Ouin... bof... la foule m'énervait. Il est plus rock, il est moins rock, j'aimais mieux son son avant. ouin, bon, mais je suis content d'y être allé. bla bla bla
Y a même ce journaliste de terrain qui a fait sa petite enquête: beaucoup de jeunes des États-Unis et de l'Ontario seraient venus en gang parce qu'ici, ils peuvent boire.
Croyez-moi, ils en ont profité.
N'empêche qu'à la fin du spectacle, même si Girl Talk était en boxer, mouillé, debout sur sa table, je me suis quand même passé cette réflexion:
Si Girl Talk se présentait dans ma circonscription, je voterais pour lui.
Dans l’imaginaire musical, l’alcool et le rock sont intimement liés. Un chanteur qui se déclare à jeun, ce n’est pas crédible, ça ne fait pas très sérieux. Un peu comme une infirmière qui fume ou un cordonnier chaussant des Crocs (watch out! le printemps s'en vient!). Mais qu’en est-il réellement de la consommation d’alcool des musiciens? C'est la question que je me suis posée et à laquelle je tente de répondre sur P45 cette semaine (en une wouhou!).
Hier soir, au Zoobizarre, alors qu'un rappeur, trop saoul, bavait sur l'épaule d'un ami, un autre, bien moins nanti, suppliait Annie de lui payer un shooter.
- Je veux apprendre à être une bonne blogueuse... moi j'écris jamais, je sais pas quoi dire... donne-moi un conseil. - Écris à 5h du matin quand t'es saoule, le monde aime ben ça.