mardi 7 février 2006

La folle allure

Assise bien calmement à manger des fraises (en spécial samedi chez Provigo). Je regarde mon calendrier.

On est le 7 février. Ça me dit quelque chose cette date là. Pas de meeting important, pas de date, pas de travail, un cours à 16h mais rien de spécial.

Une autre fraise.
Je me suis étouffée avec.
Ben oui!!! le 7 février. C'est une date majeure!!

Je saute sous la douche. En courant. Il n'y a plus de temps à perdre.

Quand j'en sors, j'ai un e-mail
JE SAIS!!!!

Dès que je pose le pied dehors, je me fais bousculer. Mon (sexy) voisin ne porte pas attention à moi et dévale les escaliers. Je me dois de courrir car je vois tout le monde s'énerver. Les gens de partout dévalent aussi leurs escaliers. La vague m'emporte. Je suis soulevée. Il y a des gens partout et les voitures ont peine à passer. J'écrase quelques têtes et tente de ne pas tomber. La maison de retraite au coin de la rue a bien mal choisi son moment pour la promenade matinale. Ils se font tous piétiner. Dans quelques heures il n'y aura plus personne dans les rues et ils pourront enfin se relever.
Je réussis à entrer dans la bouche de métro. Pas besoin de sortir ma carte parce que je pile toujours sur des gens ce qui fait que je suis plus haute que le tourniquet. Le train arrive. Pour une raison encore inexpliquée, je réussis à entrer dedans. Les portes ont du mal à fermer. Des malabars nous poussent à l'aide de bâtons. Je remarque mon (sexy) voisin. Il est à mi chemin entre l'extérieur et l'intérieur du wagon. Aucune pitié, le chauffeur ferme la porte et c'est ainsi que mon voisin me fait penser au vicomte pourfendu. Les portes sont fermées mais le train ne démarre toujours pas. Je me demande pourquoi. La fille à mes côtés me fait remarquer que des gens sont accrochés aux parois du métro. Come on! On s'en fout, démarrez le putain de wagon!

J'entends les trois notes du départ du wagon ainsi que des cris. Je crie:

Voyons, vous pensiez à quoi?! C'était certain que vous alliez vous faire râper par le tunnel!
Nous arrivons à la station sauveuse. Encore une course folle. Il y a plus de monde ici qu'à mon départ. J'en ai marre d'être civilisée. Je prends ma pince à cils (toujours dans ma poche en cas de détresse) et pique tout le monde afin de me frayer un chemin jusqu'au présentoir des nouveautés. Je ne trouve que 2 des 3 disques que je cherche. Omnikrom se cache dans uen autre section. Je cours et échappe un pied dans la hâte. Quelqu'un avait dû s'y accrocher pour me ralentir. Peu importe. Mon problême présent est plutôt la saloppe devant moi. Elle prend le dernier exemplaire d'Omnikrom. Je lui saute sur le pied avec celui qui me reste. Elle échappe le disque. Je pile alors sur la main qui était déjà prète à le récolter. C'est moi qui le prend. Je cours à la caisse. 57 des 60 dollars présents dans mon compte s'envollent direct dans les poches de Québecor.

De retour chez moi, j'écoute ces petits bijoux. Et franchement, je reprends le titre du e-mail de djlam: Malajube + Belle and Sebastian + Omnikrom = Bonheur

Je me promets alors de ne plus acheter de disque jusqu'à ce que Navet Confit sorte son LP à gratter.

Ma promesse ne sera pas respectée parce que DJLam m'écrit à propos de Arctic Monkeys et Johnni le Magni m'appelle et me dit que travaillant avec un gars de 3 gars su'l sofa, il m'a acheté l'album et que je lui dois 10$.

Y'en a marre.

4 commentaires:

Annie Pas Toujours Gentille a dit...

si c'est des fraises de californie, tu es degueux et tu vas être malade.

Mouchoir greenpeace... pouah

Doudou a dit...

mexique a lick

Annie Pas Toujours Gentille a dit...

pire

Doudou a dit...

J'aime même pas les fraises.
Je dirais même que je ne comprends pas le trip qui tourne autour de la fraise. Tout le monde en parle comme si c'était la révélation de l'année (qui dure depuis plusieurs années)
Je les ai achetées (participe passé utilisé avec l'auxiliaire avoir mais dont le complément d'objet direct est placé devant) parce que Johnni ne se pouvait pu de voir des fraises autant pas chères. je ne voulais pas passer à côté d'une aubaine.

Et je dois dire qu'en les mangeant, j'ai compris le principe de la fraise. je peux même dire que je trouve ce fruit excellent.

Comme quoi, une folle aussi peut changer d'idée.